01/01/12

CHAMPIONNAT DU MONDE LEVALLOIS 2008

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teddy riner le meilleur judoka au monde !




vidéo de Teddy RINER/MIKHAYLIN (russe)

 



vidéo de MATHIEU BATAILLE/FAYCAL YABALLAH(tunisie)



vidéo de PIERRE ROBIN/TAKAMASA ANAI (japon)



vidéo de YASUYUKI MUNETA (japon)/JANUSZ WOJNANOWICZ (pologne)



vidéo de CHEDLY (tunisie)/BRATA (roumanie)



video de ANDREAS TOLZER (allemagne)/GRZEGORZ EITEL (pologne)



vidéo de MATHIEU BATAILLE EN QUART DE FINALE





 






Teddy RINER "Champion de Monde toutes catégories"

Matthieu BATAILLE 3ème

5ème Eva BISSENI et Pierre ROBIN


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Les réactions



Anne-Sophie Mondière

"Je suis évidemment très déçue parce que j'avais mon match en mains, avant de prendre cet étranglement. J'étais en colère. C'est vraiment dommage parce que je me sentais bien physiquement. C'est un bel événement, avec du beau spectacle, mais, pour moi, ça n'a pas la saveur ni l'intensité d'un championnat du monde. Ce n'était pas ma priorité. De mon point de vue, il faut arrêter avec les multiplications des tournois et penser au bien-être des athlètes. C'est simple : je n'ai eu de vacances depuis deux ans. La plupart des judokas vont faire des impasses et le niveau va baisser. Sinon, les 25 000 dollars de gain ne constituent pas pour moi une motivation première."

Mathieu Bataille

"Je suis content de mon parcours, mais très déçu de la demie contre Mikhaylin. C'est déjà difficile contre le Russe sur deux jambes, alors sur une... Mais, je ne voulais surtout pas abandonner. Je crois que je me suis tordu la cheville, je vais passer des radios. Je n'avais tout simplement plus d'appuis. En fait, elle s'est bloquée sur une attaque de Pierre Robin en quarts. Je reviens vraiment de loin, mais la demie me reste en travers de la gorge. En tout cas, il y avait une superbe ambiance. Je vais retenir retiens cette envie et cette combativité que j'avais. Je voulais vraiment me battre, même si j'ai vraiment senti que je manquais un peu de puissance."

Eva Bisseni

"Pour moi, c'était un bel entraînement, même si je suis un peu déçue. J'avais repéré que Wen Tong avait un kim' court aux manches, j'espérais qu'elle le change, mais non. Je n'ai pris qu'une seule fois sa manche. Je n'ai pas pu poser les mains. Je suis dégoutée pour ça, mais bon de toute manière, elle était trop forte. Ma dernière compétition remontait à avril dernier. C'était donc bien de se remettre dedans avec un événement comme celui-là. C'était un bon entraînement pour les France, avec des combats de haut niveau."

(source : esprit du judo)


2e journée – And the winner is... Teddy Riner !

 
Une finale âpre, où les deux hommes restèrent parfois trop prudents, concentrés sur la victoire. Une prudence qui coûta cher au Russe, pénalisé deux fois assez vite en début de combat face à un Teddy plus vif, plus mordant à la garde. Dans la deuxième partie, Mikhaylin revenait dans le combat, obligeait le Français à mettre un genou au sol et à prendre la pénalité, tentant de forcer le destin dans les dernières secondes, mais sans parvenir à trouver une faille suffisante dans la posture et la garde de son colossal adversaire. Titre Suprême ? Sans doute. Teddy Riner sort du week-end avec une nouvelle ligne à son palmarès et à son "tableau de chasse" sur ces deux jours, le Japonais Takai et le Russe Mikhaylin. Avec 25000$ dollars à la clé, c'est Noël avant l'heure pour Teddy Riner.

Juste avant ce combat vedette, la Chinois Tong Wen avait réglé la Russe Ivaschenko en quelques secondes sur son geste favori : makikomi enchaîné au sol.

 

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les réactions


Teddy Riner : "J'ai vu l'ouverture "

   
« Je n’étais pas vraiment prêt pour attaquer mais j’ai vu une ouverture. Mon adversaire a gagné la coupe Kano, je crois. Il m’avait battu l’année dernière à la coupe Kano donc c’était une revanche pour moi. J’ai marqué mon territoire pour la suite. Je suis en confiance pour demain. »

Cyril Maret : " J'aurais voulu combattre contre Teddy "
   
« Je gagnais shido, mais désormais ça ne compte plus alors j’attaquais, j’attaquais. J’avais vraiment envie de bien faire et de combattre demain. D’habitude, je suis en -100kg, je ne connaissais pas le Hollandais. Mais je l’ai pris comme un combat normal. Je suis très déçu car combattre ici contre Teddy cela aurait été une superbe expérience. »

Pierre Robin : " Il a fallu prendre des risques "
 
« Je perdais, j’ai donc pris des risques. Je vais passer une bonne nuit pour être prêt demain, mais si cela risque d’être difficile de se remettre dans le bain. On n’a pas l’habitude des compétitions sur deux jours. J’ai passé un bon moment, il y avait une bonne ambiance. C’est toujours intéressant de battre un Japonais, d’ailleurs il n’en reste plus qu’un en lice, il me semble.. J’étais resté 5 mois sans compétition, je voulais voir mon niveau. Et puis, ce n’est jamais joué d’avance contre les plus petits. C’est difficile de se remettre dans le bain demain, mais je ne suis qu’à un match de la demi-finale. »

Mathieu Bataille : " une formule sympathique "
   
« Mon adversaire était solide, difficile de le bouger, de la faire tomber. Cela sera difficile de se remettre dedans demain. Il y avait une bonne ambiance, le public m’a soutenu. J’ai bien aimé quand ils ont scandé mon prénom pendant le combat. Tout est possible pour demain. Mais Robin est très fort. Je dois être le dernier représentant des -100kg encore en course. Mais cette formule est vraiment sympathique. On peut se tester contre les lourds. C’est une bonne expérience. »

 

 


quelques nouvelles


Muneta battu aussi
 
Plus de Japonais pour les quarts de finales, puisque, à la surprise générale, Yasuyuki Muneta, était dominé et plié à l'envers, puis jeté sur le dos sans trop de résistance sur une sorte de contre arrière par l'énorme Polonais de 170 kg, Janusz Wojnarowicz.


Robin - Anai, magnifique !
   
Après la boîte monumentale de Riner sur Takai, on avait droit à double ration de dessert avec un combat somptueux entre le remuant -100 kg Takamasa Anai et l'excellent poids lourd français Pierre Robin. Vif sur les mains et précis dans ses déplacements, Anai parvenait à échapper à la lourde garde du Français qui s'efforçait de le fixer et à lui placer des banderilles douloureuses en tai-otoshi et uchi-mata. Pénalisé d'abord, Robin s'écroulait pour yuko sur un magistral changement de direction, attaque avant enchaînée en o-uchi-gari, du Japonais. Fini ? Non car le Français sortait sa botte secrète, un magnifique avant-arrière qui attrapait le Japonais sur la cuisse et valait yuko. Robin enchaînait parfaitement au solet gagnait ce combat remarquable.

 

Riner énorme !
 

Riner-Takaï : joli choc... Vite expédié par le champion du monde français qui, d'un o-soto-gari de mammouth très bien amené, plantait littéralement le Japonais dans la tapis. Ippon, et un public aux anges. Il sera du 2e jour de ces championnats du monde Toutes Cat'... demain, il ouvrira le bal contre le Néerlandais Vuijsters, vainqueur de Cyrille Maret dans un combat que le Français tentait d'emballer, mais qu'il perdait "bêtement", déroulé d'un coup de volant pour yuko alors qu'il était les deux genoux au sol devant son adversaire néerlandais.

Ivaschenko trop forte pour Lebrun
 
Puissante, grande et droite, la Russe Ivaschenko a en ce moment le vent en poupe, après une victoire la semaine dernière à la Coupe Kano. Céline Lebrun subissait physiquement l'impact de sa lourde garde et ne parvint pas impulser le rythme qu'elle aurait souhaiter mettre dans le combat. Projetée une première fois sur un très gros contre arrière en tani-otoshi pour yuko, elle était plaquée ensuite au sol sur o-uchi-gari pour un waza-ari qui allait être définitif.

Andéol perd aux points...
   
Contre la Japonaise Sugimoto - qui n'aura pas laissé une impression impérissable sur ce combat - Emilie avait décidé de jouer la carte de l'activité, croisant volontiers par dessus l'épaule pour des attaques en mouvement de hanche qu'elle finissait un peu trop souvent à plat ventre. Dans un premier temps, la Française fit la course en tête d'une pénalité d'avance, mais l'exigence de sa tactique lui fit progressivement baisser de rythme et le combat s'inversait pour finir en défaveur de la Française, d'une pénalité au golden score.

Beinroth bat Ramanich

La solide Allemande Beinroth a dominé le combat contre Rebecca Ramanich. Sur une attaque un peu molle de la Française, dominée à la garde, l'Allemande n'avait qu'à la pousser sur le dos pour lui marquer ippon. Bisseni est la dernière combattante française dans le haut du tableau, mais Emilie Andeol et Céline Lebrun ne sont pas encore passées. Andeol se prépare à combattre contre la Japonaise Mika Sugimoto.

Le tomoe-nage de Bisseni
   
Eva Bisseni n'a pas fait un pli pour le deuxième combat du deuxième tour de la compétition féminine (dans le premier la Chinoise Tong a écrasé au sol la Polonaise Gornicka) : première prise de garde et ippon magnifique sur tomoe-nage contre la Bulgare Oryashkova.

Mikhaylin tranquille

Le triple champion du monde russe se fait plaisir : de-ashi pour yuko et uchi-mata pour ippon contre le Roumain Matei. Non, non pas Matte, soremade !

Bataille passe Parra
   
À 106 kg, prêt à descendre à -100 kg pour les championnats de France, Matthieu Bataille est affûté. Il paraît fluet par rapport au puissant et volumineux Espagnol Angel Parra. Il est même mené d'un yuko à mi-combat. Mais, toujours vaillant, le Levalloisien ne ratait pas l'occasion d'un vraiment beau uchi-mata-gaeshi où l'Espagnol s'envolait avant de retomber sur le dos pour ippon.

Anai, c'est beau
   
On aura pris plaisir, comme d'habitude, à suivre le combat du Japonais Anai. opposé à l'ancien champion olympique des -100 kg, le rustique Biélorusse Makarov, le Japonais fut vigilant à ne pas prendre un des arrachés fameux de son adversaire et le crucifia à mi-combat sur un ko-uchi-gari tranchant. C'est le prochain adversaire de Pierre Robin !

Un Robin des grands jours ?
   
Pierre Robin, pesé à 135 kilos, s'éclate : il bat l'Ouzbèque Tangriev sur son uchi-mata, enchaîné au sol... Tangriev tape. Pour Robin, c'est peut-être le début d'une belle journée. Pour lui, ce sera Anai ou Makarov au tour suivant.

Déception pour Demontfaucon

Frédéric Demontfaucon, champion du monde et médaillé olympique, dont il se dit que c'est peut-être la dernière compétition au plus haut niveau, est mobile dans son combat contre le Polonais Eitel, 138 kilos... soit 40 de plus que le Français. Ce dernier cède au golden score, enroulé en bordure de tapis par Eitel. Un voeu et un seul donc : encore du Demontfaucon en 2009 ! Car comme l'a écrit notre confrère ce matin dans L'Equipe, Demontf', c'est la classe des très grands du judo mondial.

Pin, c'est fini
   
Après avoir entamé le combat tambour battant contre le Russe Bryanov et s'être bien dégagé d'une tentative du Russe pour le fixer au sol, Adrien Pin s'incline en fin de combat, subissant ude-garami par ippon.

Riner au rendez-vous
 
Pesé à plus de 130 kilos, Teddy Riner, très applaudi, bat l'Ouzbèque Tuldendibaev lors de son 1er combat de la journée sur un enchaîneent harai/O-uchi pour ippon.

Mondière sortie
 
Dans un Palais des Sports de Levallois qui peine à se remplir à l'occasion des championnats du monde Open qui se déroulent jusqu'à demain, Anne-Sophie Mondière subit le sankaku de la Tunisienne Chikhrouhou... Ippon. Rebecca Ramanich est quant à elle passée dans son combat contre Sherekhova.

(source : l'esprit du judo)

 

Un bon test


L'Allemand Tolzer (notre photo) est le seul combattant ayant pris la peine de venir tester le tatami, du bout des chaussettes, avant le début de la compétition. Quelques heures plus tard il allait pouvoir le tester largement, avec le dos, et avec force et vitesse, grâce au Polonais Etiel...

Pesée


Vendredi soir une pesée était organisée avant la conférence de presse qui réunissait les principaux athlètes engagés. Cette pesée qui n’était pas imposée par le cahier des charges de la Fédération Internationale de Judo (I.J.F.) a permis de connaître le poids des participants, offrant ainsi une meilleure lisibilité des combats au public. On y a appris que les deux combattants les plus lourds, le Polonais Wojnarowicz et le Géorgien Khanjialashvili, culminaient à plus de 150 kg. Difficile de connaître leur poids exact car la balance n'allait pas au-delà de cette limite, le poids du Polonais est néanmoins estimé à 170 kg. Pas de doutes en revanche concernant le judoka le plus léger, il s'agit du Français Frédéric Demontfaucon (98 kg), le seul combattant pesé à moins de 100 kg.

Tatami


Pour la première fois, un championnat du monde était disputé sur un tatami déroulant. Le flexi-rox, c’est son nom, est un produit ‘made in USA’ dont le représentant est l’ancien champion Mike Swain. Le principe : des gros rouleaux de mousse très légers que l’on déroule. Les équipes techniques chargées de l’installation ont apprécié.

Radio judo


Lors de la deuxième journée des oreillettes sont distribuées gracieusement aux spectateurs, qui bénéficient des conseil avisée de l’ancienne championne Magali Baton., reconvertie pour l’occasion en reporter radio.

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