01/01/12

les femmes gardes du corps



les femmes gardes du corps

 


 

 


La profession de garde du corps est très ancienne et très respectable. Elle est axée autour de droit de tout être à la protection, alors que l’importance  de ses activités lui interdit d’allouer un temps précieux à prévenir les attaques sur sa personne.                   

Non seulement le garde du corps n’est pas un sous-produit de l’armée, mais, en y réfléchissant, est à l’origine de l’armée. Elle requiert de nombreuses qualités réunies     sous un même toit : générosité, courage, patience, discipline, maîtrise de soi,   maintien de sa forme physique et de ses connaissances.

Au cours de l’histoire, de nombreux corps d’élite de l’armée ont été affectés                 à la protection des personnalités les plus importantes des royaumes, monarques, conseillers, diplomates, puis de nos jours rois, présidents, ministres… Spartiates, Prétoriens, Chevaliers, Samouraï, Janissaires, Mousquetaires, Garde napoléonienne,       Cadets, Gurkhas ont tous gagné leurs titres de noblesse grâce à leur action protectrice et, en temps de guerre, combative. De nos jours, la visibilité de ces garants de l’ordre privé s’est largement amoindrie mais leur présence est toujours aussi vivace, et même en expansion due à la privatisation accrue. C’est précisément cette dernière qui constitue un danger.


découverte de l'école qui forme des femmes gardes du corps

 

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A Shenyang dans la province du Liaoning, il existe une école qui forme spécialement des femmes gardes du corps. Il s'agit de l'Ecole des technologies professionnelles de Shenyang.

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C'est la première université du Nord-Est de la Chine à avoir établi un département des « équipes de protection rapprochée», qui ressemble beaucoup au département « gardes du corps maîtrisant le Taekwondo » établi dans les universités Sud-Coréennes, selon un chef du département.

 

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Les futures femmes gardes du corps apprennent les arts martiaux et la lutte. La plupart d'entre elles ont déjà obtenu le certificat de Kungfu du 3e niveau. En plus des cours des arts martiaux, elles suivent également les cours de conduite, de psychologie criminelle, de secourisme, de tennis, de billard, de danse et de natation.

 

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(Source: le Quotidien du Peuple en ligne)


 

une vie de garde du corps au féminin

 

A la voir approcher, dans son élégant tailleur rehaussé d’un sobre bijou, le visage délicatement maquillé, on la prendrait volontiers pour le cadre d’une banque de la place de Genève. A la limite pour une secrétaire de direction. Sauf que Michaela (elle a choisi un pseudonyme pour raisons de sécurité) a pour habitude de dissimuler dans son sac a main une arme semi-automatique.

Cela fait dix ans environ que cette jeune femme de 32 printemps, fait partie du petit monde de la protection rapprochée. De quoi corriger la fausse image qu’on se fait du métier. Une image d’hommes au bras noueux et à la machoire carrée. "C’est dommage que la profession ne compte pas plus de femmes, dit-elle d’une voix de velours. Mais on a tort de penser que c’est un milieu de machos. En tout cas pour moi, ça se passe bien. Il n’y a jamais eu de malentendu, tout juste, au début, un petit malaise. C’est que cette jeune femme calme, pour ne pas dire placide, et courageuse en diable a des arguments à faire valoir. Son principal penchant la pousse inexorablement vers les arts martiaux. Et lui vaut le double titre de championne d’Europe et de vice-championne du monde de semi-contact, une sorte de pot-pourri des disciplines martiales. C’est dire qu’elle est rompue aux techniques de combat: Pour savoir bien se défendre, il faut bien savoir se battre, énonce-t-elle.
C’est lors d’une compétition a Genève que son mentor, un Espagnol formé à la dure école de la Bandera, la légion étrangère locale, lui propose un stage d’une semaine de protection rapprochée. Elle décide de tenter l’expérience: La perspective de rencontrer des gens importants m’a tout de suite séduite", dit-elle. Suivent des cours de psychologie et de... bonnes manières.

Les futurs gardes du corps étant souvent amenés a protéger des membres de la jet-set, elles (ils) doivent se mettre au diapason de la clientèle. La composition de rôle est également primordiale: d’attachée de presse a secrétaire, en passant par le statut d’épouse, (presque) tout y passe. Un métier de caméléon" qui requiert en outre une bonne culture générale et la maîtrise des langues étrangères. Michaela, en plus du français, parle couramment l’anglais et l’allemand: "C’est un atout dans ce métier où l’on doit côtoyer des personnalités ou des hommes d’affaires. explique t-elle. Michaela est la seule femme sur les huit employés d’une entreprise spécialisée dans
le domaine de la sécurité a Genève. Depuis son recrute ment, elle a déjà accompli une vingtaine de missions de protection rapprochée en Europe et aux États-Unis. Toutes dans la plus grande discrétion: Un garde du corps doit sa voir se faire oublier, affirme-t elle. La preuve, c’est que mes parents me croient toujours secrétaire." Ses collègues ne tarissent pas d’éloges a son égard: "Elle est très observatrice, souligne un collèque, qui a maintes fois travaillé en duo avec Michaela. Elle sent les situations critiques bien mieux que nous autres et fair preuve d’un sang-froid a toute épreuve. Elle a sur nous un énorme avantage, elle passe inaperçue."

Avec sa taille de 1 m 60 et ses 55 kilos bien pesés, joëlle est tout aussi passe-par-tout. Cette mère de famille lausannoise, 32 ans également, a choisi ce métier de terrain, qu’elle exerce principalement en Suisse, après s’être adonnée a celui de... couturière; "La couture, ce n’était pas très passionnant, raconte-t-elle. J’ai eu l’opportunité de rencontrer des hommes de la sécurité qui m’ont motivée. Ce métier a des côtés agréables. Passer une semaine sur des skis, afin de protéger une femme et ses enfants en vacances d’hiver, il y a plus rébarbatif comme travail. Avant d’aller sur le terrain, joëlle a dû s’astreindre à une longue période de formation au sein de Securitas. "C’est que les femmes font l’objet d’une évaluation beaucoup plus sévère que les hommes, explique Florent Hermann , de Securitas, à Lausanne. On leur demande de faire leurs preuves dans d’autres domaines de la sécurité durant un an au moins avant de leur proposer une fonction de garde du corps. Des réactions misogynes de la part des clients? Non, répond Joëlle. La plupart du temps, les clients préfèrent les femmes, parce qu’elles sont plus discrètes. Imaginez la protection d’enfants, par exemple. Une femme n’éveillera guère de soupçon, alors qu’un malabar d'un mètre quatre-vingt qui fait 90 kilos est sûr d’attirer l’attention. Et puis il y a des cas où la présence d’une femme s’impose, par exemple lorsque des princes arabes descendent avec leur suite féminine dans les grands hôtels. "C’est difficile de mettre un homme au milieu de tout ce petit monde, explique Hermann. Et comme on ne dis pose pas d’eunuques, on ne peut envoyer qu’une femme...".

Les clients? Essentiellement des hommes et femmes d’affaires, des industriels de tous bords venus passer des vacances en Suisse. Les rares compagnies de sécurité qui offrent des services de protection rapprochée rechignent par contre à travailler pour des représentants du show-business: "Ce sont des gens trop ole ole, affirme Michaela. On ne peut pas faire du bon travail avec des capricieux." La vie de garde du corps comporte aussi son lot de petites misères:

"Il arrive que des clients nous prennent de haut, poursuit Michaela . Nous devons leur expliquer que nous sommes là pour les protéger, et non pour jouer les larbins. Il arrive aussi qu’après une mission d’une dizaine de jours, on se réveille en pleine nuit et qu’on se mette à chercher frénétiquement son arme."

Ne pas croire que ce métier s’improvise en deux coups de cuillère à pot et qu’il ressemble à ce qu’on voit au cinéma. Mieux vaut oublier les exploits des héros solitaires à la Kevin Costner avec Ray-Ban sur le nez. C’est un travail d’équipe qui exige un esprit de corps et beaucoup de concessions. Une disponibilité totale aussi, au cas ou il faille remplacer un collègue au pied levé.
conduite automobile rapide, le tout agrémenté d’exercices à balles réelles. Une dure école, précise Michaela: "Ce sont des entraînements dont on ne ressort pas forcément indemne. Le but de ces exercices étant bien évidemment d’acquérir des automatismes et des réflexes qui permettront, en cas d’agression, de sauver la vie du client. Et aussi la nôtre."

Pas question non plus de jouer des castagnettes en cas de coup dur: "Il faut se connaître soi-même, savoir jusqu'où on peut aller, poursuit la jeune garde du corps. La peur fait partie de ce métier. C’est un détonateur qui nous pousse à réagir, parfois de la bonne manière, parfois mal à propos.

"Un garde du corps doit savoir être discret. La preuve, c’est que mes parents me croient toujours secrétaire."

Et un moral d’acier. Donc pas d’états d'âme! C’est que les gardes du corps vivent sous haute tension. Primo, on toise le mental. Mauvais points si l'on supporte mal l’isolement et la promiscuité. Un garde du corps doit se sentir à l’aise partout, même dans une foule compacte. Pas question d’envoyer en mission une asociale ou une caractérielle qui s’ignore. Par contre une bonne dose de paranoïa est requise, afin que l'œil reste vif et l’esprit attentif à tous les périls potentiels. Mais attention, il est interdit d’attraper la grosse tête ou de jouer les Calamity Jane: "Du moment où l’on utilise son arme, c’est que la mission a échoué, précise Joëlle. Le but d’une protection rapprochée est d'éviter les situations qui pourraient s’avérer dangereuses."
      
Michaela s’entraîne quatre fois par semaine, souvent dans des lieux différents et à l’abri des regards indiscrets. Un cocktail d’exercices théoriques et pratiques: simulations d’agressions, cours de

En avril, Michaela s’envolera avec ses collègues pour l’Afrique pour une mission d’une durée indéterminée... Une fois le boulot terminé, elle s’offrira un safari dans les plaines du Kenya. Mais la jeune garde du corps songe déjà à sa reconversion. "On ne peut pas faire ce métier trop longtemps. Et parfois je me demande si cela vaut la peine de me sacrifier pour quelqu’un que je ne connais même pas.Ou que je n’apprécie guère." Pour l’instant les honoraires, qui grimpent parfois jusqu’à 15 000 francs la mission, restent une excellente motivation. Au bénéfice d’une formation commerciale, Michaela compte se reconvertir dans les affaires, à moins qu’elle ne reste dans le métier comme instructeur. Elle et ses collègues sont tous actionnaires d’une société qu’ils ont créée "pour éviter de se retrouver simple agent de sécurité dans une banque ou un supermarché". Quant à Joëlle, elle a déjà postulé chez les pompiers.


Posté par osotogari à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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