18/11/08

FLAVIO CANTO

à 10 000 kms de paris, un champion né dans l'opulence, s'est levé pour s'investir auprès de ceux d'en face, ceux qui n'ont rien.

fc

flavio canto, son projet "reaçao", où quand le judo donne de la dignité...


les cours du mercredi : un rendez vous que le champion ne manquerait pour rien au monde, même si , c'est parfois, au détriment de sa propre carrière. filles, garçons viennent l'étreindre comme un grand frère, comme un père. ici, il n'est pas un champion, il n'y a d'ailleurs aucune référence à son statut dans le petit dojo PEDRO GAMA FILHO DE 50m². tout juste une affiche sobre des JO de 2004 pour égayer un coin de mur.

il les connait tous par leur prénom, il en interpelle certain au sujet de leurs notes, elles doivent être supérieures à 8 pour venir au judo !

canto, ou la prise de conscience précoce d'un jeune homme de la classe aisée de rio, menant de front sa vie de champion et sa vie d'homme. is
père ingénieur nucléaire, mère enseignante, né en angleterre, arrivé au brésil à 2 ans, avant de passer par les états unis, façonné, émancipé, ouvert sur le monde par de nombreux voyages avec l'équipe nationale, cultivé, anglophone, maîtrisant un français qu'il apprend réellement depuis 6 mois flavio le dit, il est devenu un nomade. A chaque retour à rio, c'était un choc, la pauvreté et la richesse, que l'on soit né d'un côté  ou de l'autre de la barrière,vivent ici ensemble, face à face.

pour que les fameuses "valeurs du judo" collées aux murs des dojos prennent du sens, changent les choses, il utilise la symbolique du judo et du bushido de manière précise, structurante : la chute, le salut.....

sa méthode ?

faire passer le judo par l'imaginaire des enfants, jouer par exemple, avec le mythe du super héro, ce qui, sur le tapis, conduit les jeunes à lutter contre les monstres avec seoi-nage, à s'interroger sur la définition du super héro une fois en classe.





Posté par osotogari à 09:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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