18/07/08

le code moral au judo


quand on rentre dans un dojo, en dehors du tatami, on trouve la photo de JIGORO KANO et bien sûr le code moral du judo (et du jujitsu)

ce code fait partie de la "carrière" du judoka dés son entrée dans le dojo et dés sa petite enfance et il l'accompagnera tout au long de son sport




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La politesse

Si la politesse n'est que conventionnelle, elle n'a qu'une valeur limitée et superficielle. Mais pour le Samourai, le chevalier, elle est d'abord l'expression de sentiment profond, d'égard pour les autres, de modestie pour soi. Elle traduit la tendresse humaine, son désintéressement, son respect pour la valeur ou la faiblesse d'autrui. La codification des gestes du cérémonial de la politesse constitue l'étiquette qui cadre la vie. Cette étiquette enseignée dès le plus jeune âge, permet de discipliner et rend possible les rapports sociaux. Dans les Dojo où cette étiquette est indispensable, elle a la même utilité.


Le courage

Esprit d'audace et d'endurance. Confucius définit ainsi le courage:"Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l'absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste".
Courir toutes sortes d'aventures désordonnées, s'exposer sans raisons justes, n'est pas de la bravoure."C'est le propre du vrai courage de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir", disait un Maître de sabre.
Un homme vraiment brave garde toujours sa sérénité et sa lucidité. Dans les catastrophes, les dangers, les souffrances, la mort, il garde la maîtrise de soi.


La sincérité

Confucius affirmait :"La sincérité est la fin et le commencement de toutes choses, sans la sincérité, rien n'existerait." L'idéogramme qui signifie sincérité est une combinaison de "Parole" et de "Perfection". Le Bushido tient le mensonge ou l'équivoque pour une égale lâcheté.

L'honneur

Fidèle à la parole donnée. Ayant, par avance, donné sa vie, le Samourai, le chevalier, n'existe plus que par sa valeur, la noblesse de son esprit, la dignité de son état. Le terme honneur exprime cette existence spirituelle.
Toute atteinte à l'intégrité de cet état, donne un sentiment de honte, surtout si elle est due à un écart de conduite. Le sens du déshonneur est ainsi un stimulant pour corriger sa conduite. Au Japon, les enfants sont élevés avec un sentiment aigu de l'honneur, leurs parents manifestent eux mêmes un attachement plus grand à l'honneur qu'à la vie.


La modestie

Comme toute les autres bases du Bushido, la modestie a ses véritables racines dans la sincérité et la vérité. Une modestie, qui n'est qu'une forme extérieure de la politesse, ou une habileté pour se concilier l'opinion, n'est pas la véritable modestie. Une fausse modestie peut être une des formes les plus dangereuse de la vanité ou de la peur.
L'homme vraiment modeste ne désire pas s'abaisser, mais simplement s'apprécier, selon la vérité et la justesse, avec sincérité et honnêteté. La vanité aime plastronner, même si elle proclame une valeur irréelle ou médiocre. Celui qui dit :" je suis modeste", cesse de l'être à cet instant précis. Le culte de la modestie consiste donc, à être conscient de l'immodestie et de la propension à affirmer, à soi-même et aux autres, des valeurs inexistantes ou embryonnaires. Enfin, il est important de savoir apprécier, respecter et aimer les autres et les prendre pour référence.
Il convient d'être particulièrement attentif à la stature du Maître qui accepte de nous enseigner le Judo. L'admiration, la gratitude, la confiance engendre la véritable humilité.


Le respect

Sans modestie aucun respect n'est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître. Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu.


Le contrôle de soi

Pour un Samouraï, laisser paraître ses émotions sur le visage ou dans ses gestes est un manque de virilité. Un homme doit contrôler et dominer ses affections les plus naturelles. Le calme, le comportement, l'égalité de l'esprit et du coeur, ne doivent être troublés et dominés par aucune passion. Les plus grands drames sont vécus dans le silence. Nul ne voudrait attrister son prochain avec ses propres peines. Quand un homme ou une femme sentent leur esprit ou leur coeur agité et troublé, le premier et instinctif mouvement de pudeur est de pas le manifester. Un jeune Maître disait: "Sens-tu le tréfonds de ton âme remué par de tendres pensées? C'est le moment où la semence germe. Ne le dérange pas en parlant, mais laisse l'oeuvre s'accomplir tranquillement dans le calme et le secret".
Celui qui exprime avec abondance de paroles ses sentiments ne sont ni profonds ni sincères.
Chez le Samouraï, le rire établit l'équilibre rompu, il est le contrepoids à la douleur ou à la colère. La répression des sentiments et des passions ainsi fermement exigée et maintenue, accumule une grande quantité d'énergie. Cette puissante énergie trouve son expression dans l'action, mais une issue de sûreté est donnée par la sensibilité esthétique et l'expression poétique. La perfection de la maîtrise réside dans l'équilibre entre la contention des passions égoïstes et la libération des nobles élans de la nature humaine, purgée de ses étroitesses.


L'amitié

L'amitié est peut être le plus pur des sentiments humains. Vierge de passion, elle est sans doute une des formes les plus altruistes de l'amour. Fondée sur la compréhension, l'estime et la confiance mutuelle, elle permet les échanges humains les plus élevés.
Pour que cette amitié soit authentique, l'homme doit vivre selon les principes du Bushido.

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LA POLITESSE … C’EST LE RESPECT D’AUTRUI



La politesse qu’est-ce que c’est ?

Être « poli », c’est être net, sans aspérités, comme la pierre polie par rapport à une pierre naturelle. Celui qui est poli connaît et applique les règles de comportement qui le rendent agréable, comme une pierre polie dans la main. Mais comment connaît-on ces règles ? On les apprend le plus souvent en famille, et aussi à l’école, au dojo. On les devine aussi, car elles ne sont pas toujours dites.


les règles de politesse

- Marquer une attitude de respect
- Ne jamais élever la voix pour parler, même quand on veut se plaindre.
- Ne pas gêner les autres par notre comportement ou notre tenue.
- N’insulter personne.
- Connaître et respecter les règles des lieux où on se trouve.

Pourquoi être poli ?

Parce que c’est la seule façon d’entrer en contact avec les autres.  Dans le temps, on disait des règles de politesse que c’était les règles du « savoir-vivre ». C’était une jolie expression. La politesse, c’est savoir vivre
avec les autres.

La politesse prépare à autre chose

C’est vrai, la politesse nous donne l’apparence de certaines qualités qu’on n’a pas encore forcément. On peut dire « merci » sans éprouver réellement de la gratitude, ou « excusez-moi » sans se sentir en faute. Mais c’est une discipline et cette discipline est nécessaire pour faire des choses avec les autres. Et à force, on finit par se rapprocher des qualités qui se cachent derrière ces règles de politesse, des qualités qui sont la seule chose qui importe vraiment.

Le salut, une règle de politesse utile.


Il n’est pas toujours facile d’aller faire un combat avec quelqu’un. Quand on est secoué, on s’enflamme, on s’énerve, on se sent traversé par des émotions fortes, agressives. Il arrive qu’on prenne un coup sur un geste maladroit !  Au dojo tout commence et tout finit toujours dans le silence et par le salut. Cela rend les choses plus faciles.

(judo magazine)


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l'amitié c'est le plus pur des sentiments...


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Stéphanie et moi



Les mots de l’amitié :


- générosité,
- respect,
- découverte,
- communication,
- partage,
- joie.


L’amitié c’est …

- Le plaisir d’aimer ses amis et d’être aimé par eux.
- Un sentiment, mais aussi une responsabilité.
- Une motivation pour devenir meilleur.
- Savoir partager les bons moments mais aussi ceux qui sont moins agréables.
- Savoir être là pour ceux que l’on aime.
- Recevoir et donner.
- Souffrir parfois, mais vivre les meilleurs moments de la vie.

Être un ami, une qualité


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Stéphanie, Marcel et moi



Peut-être te demandes-tu ce que l’amitié vient faire dans le code moral.


Après tout, l’amitié, c’est d’abord un sentiment simple, celui qui nous rapproche de nos camarades préférés, pas un exploit ! Mais c’est que l’amitié n’est pas si facile, du moins l’amitié vraie et pure. La capacité d’être un véritable ami devient une grande qualité et ce n’est pas pour rien qu’elle est à la fin de la liste du code moral du judo : car l’amitié se nourrit de toutes les autres qualités morales. Elle a besoin de politesse, de courage, de sincérité, de contrôle de soi, d’honneur, de modestie, de respect, pour être vécue à la bonne hauteur. Aimer ses amis pour eux-mêmes

Être un ami, ce n’est pas simplement se réunir, avoir un groupe, pour s’amuser ou ne pas être tout seul, mais c’est avoir une véritable relation avec celui que l’on aime bien. Cela veut dire, apprendre à le connaître, communiquer avec lui, compter sur lui et compter pour lui. Pour cela, il faut apprendre à aimer vraiment les gens. Cela demande de la générosité et de la patience et le goût de découvrir vraiment les autres. Ainsi, on apprend à faire la différence entre ceux qui savent plaire aux autres, mais sur lesquels il ne faut pas compter, et ceux qui – parfois moins charmeurs – sont réellement de vrais amis.

Progresser par l’amitié

Il arrive que l’on soit jaloux, envieux, possessif avec nos amis. Parfois, désagréable ou de mauvaise foi. Ce n’est pas une bonne façon d’être un ami et on ne peut pas se faire apprécier beaucoup de cette façon ! Il faut montrer des qualités humaines, « être à la hauteur » pour être un ami vrai. Par exemple, il faut avoir le courage de dire ce que l’on pense à un ami qui se trompe (à notre avis), du contrôle de soi pour ne pas dire des choses blessantes quand on est énervé, le sens du respect des autres pour pouvoir estimer nos camarades pour leurs qualités. C’est dans ces conditions seulement que l’on peut être récompensé par la joie d’une grande amitié. Bien sûr, l’amitié fait parfois souffrir, parce que l’on est déçu ou troublé par quelque
chose, mais la vie serait très vide et très triste sans elle ! Et la force d’une grande amitié, c’est de nous inciter à devenir un meilleur ami, c’est-à-dire plus juste, plus humain, plus généreux, plus sensible aux autres.

Le judo une école de l’amitié !

Le judo est un moyen pour progresser dans nos qualités : on devient plus courageux, plus patient, plus contrôlé, grâce aux exercices du judo et ce sont des qualités précieuses pour être un meilleur camarade. Et en judo, on travaille et on lutte avec les autres, ce qui nous permet de faire de nombreuses et très solides amitiés. Quand on a fait des combats ensemble, on se connaît bien ! Et on s’aime mieux.

(judo magazine)



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sans respect, aucun confiance ne peut naître



Les mots du respect :


- politesse,
- admiration,
- savoir regarder,
- comprendre,
- se mettre à la place,
- reconnaître la valeur.

Le respect c’est …

- Reconnaître la valeur des autres et le manifester dans notre attitude.
- Être poli, et dire notre respect par notre politesse.
- Être modeste pour mieux pouvoir admirer.
- Savoir voir dans les adversaires, les partenaires, d’autres « nous-même ».
- Ne pas penser qu’à soi, se mettre à la place des autres.

Savoir regarder les autres

Avoir pris l’habitude de s’intéresser aux autres, c’est la seule façon de comprendre que les autres ont des qualités qui les rendent respectables. L’attitude généreuse d’un ami qui ne cherche pas à tirer la couverture à lui, la gentillesse d’une vieille dame dont la vie n’est pas facile, ce sont des choses respectables, et pour le voir il faut savoir bien regarder les autres. Et ne jamais oublier que, nous aussi, nous sommes « regardés ».

Admirer

Le respect, c’est une forme d’admiration. Pour admirer, il faut apprendre « à se mettre à la place », et s’interroger sur soi-même. Est-ce que j’aurais fait pareil à sa place ?  On regarde les autres, et l’on admire ce qu’ils font de bien. Voilà le respect. Ce n’est pas forcément de l’amitié, mais c’est la reconnaissance qu’il y a quelque chose de bien qui mérite qu’on le reconnaisse et qu’on le manifeste dans notre attitude.

Se comporter avec politesse

Manifester son respect, c’est être poli. Une politesse qui n’est pas mécanique, comme celle d’un perroquet qui dirait « merci » sans rien ressentir. Être poli par désir de montrer du respect, de dire que l’on comprend et que l’on admire. Qu’on trouve de la valeur à l’autre. Le respect est un beau sentiment, essentiel à la vie.

Le judo est une discipline où la politesse, mais aussi le respect, sont essentiels. Il n’est pas trop difficile d’apprendre à respecter le professeur et nos partenaires d’entraînement, mais il est parfois plus difficile de ressentir et d’exprimer son respect de l’adversaire. Pourtant, c’est là où c’est le plus important ! Celui qui manifeste son énervement, son agressivité déplacée pendant un combat ou au moment de saluer, se dévalorise aux yeux des autres et prouve qu’il n’a pas compris le judo. Un adversaire fort, c’est un judoka qui a travaillé et qui, par son travail, nous aide à progresser nous-même. Il est essentiel de savoir le reconnaître et de montrer notre respect pour cela. Gagnants ou perdants, les plus grands champions savent sa saluer et parfois s’enlacer

avec beaucoup de chaleur et d’un évident respect l’un pour l’autre. C’est le bon exemple.

judo magazine


Posté par osotogari à 00:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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